Si la musique classique est réputée « calmer les mœurs », d’autres formes sont plus volontiers associées à la sauvagerie, au bruit et à la transgression. Comment et pourquoi s’opèrent de tels classements ? Une dizaine de chercheurs suisses et français s’est penché sur la question et livre différentes pistes d’analyse regroupées dans l’ouvrage Musiques sauvages. Héritages, sons et figures. Pour fêter sa sortie, vous êtes convié-e-s à une présentation, à un échange avec trois auteurs et à un apéritif.
L’ouvrage
Le projet du livre repose sur un dialogue entre disciplines (sociologie, anthropologie, histoire, ethnomusicologie, études culturelles). Les contributions explorent différentes manières de penser la notion du « sauvage » en lien avec des pratiques musicales : des répertoires folkloriques jugés primitifs et dissonants au 19e siècle jusqu’aux scènes metal qui promeuvent la saturation comme fondement esthétique, des malentendus qui entourent la musicothérapie jusqu’à l’expérience du « pogo » dans les concerts punk, des pratiques sonores liées à la chasse jusqu’à l’organisation d’événements pirates, hors des circuits officiels. A travers ces exemples (et bien d’autres), les auteurs montrent comment la musique participe à construire, déplacer ou questionner la vieille frontière entre nature et culture.
A noter que, parmi les auteurs, plusieurs ont travaillé ou fait leurs études à l’Université de Neuchâtel. C’est le cas notamment de Achille Kienholz et de Kylian Henchoz-Manitha, qui s’exprimeront lors du vernissage.
Musiques sauvages. Héritages, sons et figures en France et en Suisse édité par Loïc Riom, Alice Aterianus Owanga, Yann Laville, Alain Müller est publié en 2026 aux éditions Mélanie Seteun (distribution Presses du réel).
https://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=13239&menu=2
Les éditions Seteun publient notamment Volume! la seule revue scientifique consacrée aux musiques populaires en France.